Psoriasis & Eczema

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MEET LAURE : "Ma peau n’était pas le problème, mais le signal".

MEET LAURE : "Ma peau n’était pas le problème, mais le signal".

Peux-tu décrire ton “parcours” eczéma / psoriasis ?

Pour commencer, je n’ai pas un eczéma ou un psoriasis “classique” : je suis atteinte de la maladie de Darier, qui fait partie de la même famille que le psoriasis mais qui est beaucoup plus rare et souvent plus sévère au quotidien. Mon parcours avec la maladie de peau dure depuis longtemps, avec des phases très variables : des périodes d’accalmie relative, puis des poussées intenses, inflammatoires, parfois difficiles à vivre physiquement et moralement. Comme beaucoup de femmes, j’ai longtemps été dans une logique de gestion des crises plutôt que de compréhension globale. De 2013 à 2021, la cortisone a fait partie intégrante de ma vie. Sur le moment, elle soulageait et calmait l’inflammation, mais avec le temps j’ai développé une relation compliquée avec elle : une dépendance, des effets de rebond, la peur d’arrêter, et surtout le sentiment de ne jamais vraiment régler le problème à la source. C’était devenu un réflexe plus qu’une solution durable. Le vrai tournant est arrivé quand j’ai découvert Saskia. À partir de là, tout a changé. Pour la première fois, j’ai compris autrement ma peau, mon corps et ce qu’il essayait de me dire. Arrêter progressivement la cortisone et changer d’approche a été la décision la plus bénéfique que j’ai prise pour ma santé. Ça n’a pas été magique ni instantané, mais profondément transformateur. Aujourd’hui, mon rapport à ma maladie est très différent : plus conscient, plus respectueux de mon corps, et surtout beaucoup plus apaisé.

À quel moment as-tu décidé de passer à des méthodes plus naturelles / holistiques et pourquoi ?

J’ai décidé de me tourner vers des méthodes plus naturelles et holistiques au moment où j’ai réalisé que, malgré des années de traitements conventionnels, je ne faisais que faire taire les symptômes sans jamais aller à la racine. Après presque huit ans de cortisone, mon corps était épuisé, ma peau réagissait de plus en plus fort, et je sentais intuitivement que cette voie n’était plus la bonne pour moi. Ce déclic est arrivé quand j’ai découvert Saskia. Pour la première fois, on ne me parlait pas seulement de peau, mais de terrain, d’émotions, de système nerveux, d’alimentation et d’équilibre global. Cette approche faisait profondément sens pour moi. J’avais besoin de comprendre ce que mon corps essayait de m’exprimer à travers la maladie, plutôt que de le contraindre à se taire.

Faire son diagnostic de peau

1 mois pour calmer sa peau

Comment les soins Pomad se sont-ils intégrés à ta routine ? Comment s’intègrent-ils aujourd’hui ?

Le cure totale Pomad se sont intégrés assez naturellement dans ma routine, à un moment où j’avais justement besoin de simplicité, de douceur et de sécurité pour ma peau. Après des années de traitements agressifs, j’avais besoin de produits qui respectent vraiment ma barrière cutanée, sans la surstimuler ni la fragiliser davantage. Au début, ils ont remplacé progressivement d’autres soins que j’utilisais par habitude plus que par réelle conviction. J’ai tout de suite apprécié leur formulation minimaliste, leur tolérance et le fait qu’ils apaisent ma peau sans provoquer de dépendance ni d’effet rebond. Ils sont devenus un véritable socle de base, un soutien quotidien plutôt qu’un “traitement miracle”. Je ne leur demande pas de “guérir” ma peau, mais de l’accompagner, de la protéger et de lui offrir un environnement stable pour se régénérer.

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Que conseillerais-tu aux Warriors qui ne trouvent pas de solution ?

À tous les warriors qui ont l’impression d’avoir tout essayé sans trouver de solution, j’aurais d’abord envie de dire : vous n’êtes pas seuls, et ce que vous vivez est réel, légitime et éprouvant. Mon premier conseil serait de ne pas perdre espoir, même quand le corps semble résister à tout. Parfois, la solution n’est pas un nouveau produit ou un traitement de plus, mais un changement de regard. Arrêter de se battre contre sa peau pour commencer à l’écouter a été, pour moi, un véritable tournant. Je leur conseillerais aussi de ne pas hésiter à sortir du tout-médical, surtout quand on sent que ça ne fonctionne plus ou que ça abîme davantage. Enfin, je leur dirais d’y aller à leur rythme, sans culpabilité ni comparaison. Le chemin n’est pas linéaire, il demande du temps, de la patience et beaucoup de douceur envers soi-même. Et surtout : faites-vous confiance. Votre corps n’est pas votre ennemi, il cherche juste à être compris.

Qu’aurais-tu aimé savoir avant ?

J’aurais aimé savoir plus tôt que ma peau n’était pas le problème, mais le signal. Pendant longtemps, j’ai cru qu’il fallait la faire taire, la contrôler, la normaliser à tout prix, sans comprendre qu’elle exprimait quelque chose de beaucoup plus profond. J’aurais aussi aimé savoir que la cortisone, même si elle peut être utile ponctuellement, n’est pas une solution sur le long terme pour tout le monde, et qu’elle peut finir par épuiser le corps et la peau. J’aurais aimé qu’on me dise que le chemin vers l’amélioration n’est pas linéaire, qu’il y aura des hauts, des bas, des rechutes, et que ça ne veut pas dire qu’on échoue. Enfin, j’aurais aimé savoir que je pouvais me faire confiance, que mon ressenti comptait autant que les avis extérieurs, et qu’il existait d’autres façons de prendre soin de moi, plus douces, plus respectueuses, plus alignées avec qui je suis.

Y a-t-il un contenu qui t’a particulièrement marqué·e et que tu aimerais partager avec la communauté Pomad ?

Un contenu qui m’a beaucoup marquée, c’est le film Tall Girl que j’ai vu sur Netflix. Même si l’histoire parle de taille et non de maladie de peau, le message m’a énormément touchée. La fille du film est différente, elle est plus grande que toutes les autres, elle se sent à part, parfois rejetée ou jugée. Et pourtant, au fil de l’histoire, on se rend compte que sa différence n’empêche pas l’amour, l’acceptation ni sa place parmi les autres. Ça m’a profondément parlé, parce que quand on vit avec une maladie visible, on a souvent l’impression que cette différence définit tout ce que l’on est. Ce film m’a rappelé que même quand on se sent “hors norme”, on peut être aimée, choisie et acceptée telle que l’on est. J’aimerais partager ce message : notre différence ne nous enlève rien. Elle ne nous rend ni moins belles, ni moins dignes, ni moins aimables. Elle fait partie de nous, mais elle ne nous résume pas. Et parfois, un film comme celui-là suffit à nous le rappeler.